Le seul responsable de la situation qui prévaut actuellement à Transrail est l’Etat du Sénégal, accuse Mamadou Diop « Castro ». Pour le Secrétaire général adjoint de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), l’Etat travaille inéluctablement pour la mort des chemins de fer au Sénégal. La preuve, fait savoir le syndicaliste, son comportement complice face à la gestion cahoteuse des repreneurs qui annoncent la cessation de paiement fin septembre.
« Transrail ne devrait pas connaître cette situation, parce que Transrail est héritière de la période d’or du chemin de fer en Afrique de l’Ouest et au Sénégal. Mais l’Etat a mal négocié le virage, en bradant le patrimoine », martèle M. Diop. Il se demande alors « Comment l’Etat peut-il alors assister passivement à ce qui est en train de se passer à Transrail ? Comment comprendre le mutisme du ministère de tutelle ? Comment comprendre le mutisme du ministre de la Fonction publique ? Qui ont reçu des correspondances des centrales syndicales. Mais comment peut-on comprendre que le Directeur général annonce la clé sous le paillasson au mois de septembre et soit nominé comme l’une des entreprises les plus performantes ? »
Selon le leader syndical, lui et ses camarades réclame l’audit de Transrail. Très engagé aux côtés des cheminots, Mamadou Diop « Castro » signale que l’Unsas va faire face à toute velléité de mise à mort des chemins de fer, pan indispensable de l’intégration africaine. « Nous allons d’ailleurs proposer aux cheminots l’installation d’un Comité national de défense des chemins de fer. Le chemin de fer est en train de mourir, de Saint-Louis à Dakar, de Kaolack à Dakar, de Tambacounda à Dakar et aujourd’hui, de Thiès à Bamako. Alors que la vision du chef de l’Etat, la vision aujourd’hui dans la construction de l’unité africaine mérite un autre traitement », s’offusque le leader syndical.
Appelant à l’unité syndicale de toutes les forces, Mamadou Diop Castro a exhorté les cheminots à ne pas se laisser diviser ou divertir par la Direction générale, qui d’ailleurs reçoit ce vendredi le Sutrail, la seule entité de cheminots qui est en dehors de la convergence syndicale.
