Accueil du site > Sports > Foot - Match international amical Sénégal - Mali, 16 h à Paris : Encore un (...)

Foot - Match international amical Sénégal - Mali, 16 h à Paris : Encore un grand derby pour les « Lions »

vendredi 16 novembre 2007

(Envoyé spécial) - Paris : Un Sénégal - Mali, tout comme un Sénégal - Guinée, a forcément un goût particulier. Affaire de prestige entre des voisins qui luttent pour le leadership de la sous-région ouest africaine. Le champ d’expression de cette « bataille de caïmans » d’une même rivière n’est plus tellement le « Cabral » dont la prochaine édition se déroulera d’ailleurs à la fin de ce mois à Bissau. Mais bien la grande scène continentale où les 3 « grands de la Zone 2 » où « Lions » sénégalais, « Aigles » maliens et « Sily national » tentent avec des fortunes diverses de se faire un nom.


Alors, un match, même amical, entre ces voisins prend du coup un autre relief. D’autant que tous les 3 sont qualifiés pour la prochaine CAN (du 20 janvier au 10 février 2008 au Ghana). Mais, le hasard a bien fait les choses qui les a mis dans des poules différentes. Ce qui a l’avantage de pouvoir leur permettre de se frotter entre eux pour se préparer au grand bain africain. Le mois dernier déjà, les « Lions » avaient croisé et battu le Sily national (3 buts à 1). Cet après-midi, à partir de 16 heures, au stade de Colombes en banlieue parisienne, l’équipe du Sénégal s’explique avec son homologue du Mali.

Un peu moins de 2 mois avant le coup d’envoi de la CAN, ce rendez-vous dans le froid hivernal parisien de Sahéliens n’a pas de valeur que pour son exotisme. Il servira aux techniciens en charge de ces deux équipes, le Polonais Henri Kasperczak pour le Sénégal et le Français Jean Michel Jobar pour le Mali, de savoir où ils en sont et ce qui leur reste encore à faire pour rendre leur équipe opérationnelle en vue de la phase finale. Des absents, on en compte dans chaque camp. Notamment dans celui du Sénégal qui, comparé à la seule indisponibilité de Frédéric Kanouté côté malien, sera privé de Diouf, Diagne Faye, Coly, Malickou et Waïgo.

Mais, cela n’est que pour apporter plus de piquant à la chose. Les « Lions » ont prouvé le mois dernier face à la Guinée, en l’absence de ses deux attaquants vedettes, Henri Camara et Diouf, qu’ils avaient de la ressource. Aujourd’hui, il faudra oublier les absents. « Nous avons bien travaillé lors de nos 4 séances d’entraînements à Paris », a déclaré hier Kasperczak qui ne doute pas un instant que ses hommes seront à la hauteur. C’est vrai qu’en plus des blessés, deux autres joueurs pourraient ne pas débuter le match de cet après-midi : Mamadou Niang et Boukhary Dramé que le staff préfère ménager. Peut-être pour leur donner plus de chance d’être au top mercredi prochain à Créteil face au Maroc.

N’empêche, puisqu’un Sénégal - Mali n’est jamais un match comme les autres, il faudra tout faire pour le remporter. Le mot d’ordre sera le même dans chaque camp. Affaire de prestige. De leadership.

Tactique : Ousmane Ndoye sera désormais positionné dans l’axe

Paris : Si Henri Kasperczak se félicite d’avoir un effectif riche et surtout polyvalent (il cite volontiers ses nombreux stoppeurs, ou ceux qui peuvent en faire office : Adama Sarr, Diagne Faye, Diatta, Ibou Faye et Diawara), il se fait quelques cheveux blancs pour le côté gauche de son entre-jeu.

« On n’a que Frédéric Mendy », s’est-il désolé hier à Paris. Et pour cause, il a décidé de repositionné Ousmane Ndoye carrément dans l’axe. « C’est là qu’il a un meilleur rendement pour l’équipe », a-t-il argumenté. Et c’est vrai que, bien des fois, l’ancien meneur de jeu de la JA et du Diaraf a sorti son équipe d’un mauvais pas en se mettant carrément à la baguette. Notamment face à la Tanzanie en éliminatoires de la CAN 2008 lorsqu’il avait délivré la passe du but égalisateur à Demba Ba après avoir mis dans le vent toute la défense adverse. Ou face au Burkina Faso, lors du dernier match des mêmes éliminatoires, lorsqu’il débloqua la situation en inscrivant le deuxième but qui libéra les « Lions ».

L’objectivité recommande toutefois de noter qu’Ousmane Ndoye a plus souvent été brillant et déterminant lorsqu’il est entré en cours de jeu que lorsqu’il a été partant. Alors, il y a certainement quelque chose à recadrer de son côté pour Kasperczak.

Malickou forfait pour la CAN

Paris : On redoutait la nouvelle. Elle est tombée hier. Papa Malickou Diakhaté est d’ores et déjà forfait pour la CAN ghanéenne. C’est Henri Kasperczak lui-même qui l’a annoncé hier à Paris à la presse sénégalaise. Quelques minutes auparavant, le Dr des « Lions », Fallou Cissé avait rappelé que Malickou « avait fait une récidive. Il a été opéré en Belgique ». Et c’est le coach en personne qui donne les détails. « Il a été opéré par le Pr Martins et il en a pour 2 mois ; puisqu’un clou lui a été posé pour renforcer son os fracturé ».

On se souvient que Malickou Diakhaté (Dynamo de Kiev) avait raté le dernier match des « Lions » à Dakar, lors des éliminatoires de la CAN 2008 (victoire 5 buts à 1 contre le Burkina) pour cause de fracture du bras. Mais, il avait tenu à faire le déplacement, ne serait-ce que pour apporter son soutien à ses copains et faire preuve d’esprit de corps avec eux. Malheureusement, il s’est à nouveau blessé, « au niveau du foyer fracturé », le week-end dernier en championnat de Russie. Ce qui n’était guère rassurant, avait insinué le Pr Fallou Cissé, comme pour laisser au sélectionneur le soin d’annoncer la désolante nouvelle. « Et c’est très dur pour Malickou. Et pour nous aussi. Car, c’était un joueur important pour l’équipe », a annoncé Kasperczak. « Mais, il a le moral », a-t-il rassuré.

Henri Kasperzak, entraîneur des « Lions » : « Maintenant, nous allons nous pencher sur la qualité du jeu »

(Envoyé spécial) Paris : « Ce sont deux matches prestigieux. Forcément donc, nous allons chercher le résultat ». Henri Kasperczak, le sélectionneur national des « Lions », ne déroge donc pas à sa ligne de conduite selon laquelle, il faut jouer toutes les rencontres, même amicales, pour les remporter. Et en choisissant de mesurer ses joueurs aux « Aigles » du Mali, cet après-midi à partir de 16 heures au stade Yves-du-Manoir de Colombes et mercredi prochain à 18 h 30 aux « Lions de l’Atlas » du Maroc au stade de Créteil, il n’a pas forcément choisi la facilité.

Car, a-t-il rappelé hier à Paris, « ce sont là deux bonnes équipes africaines ». A un peu plus de deux mois du début de la CAN « Ghana 2008 » (du 20 janvier au 10 février), il était bon pour lui et son équipe de se frotter à ce qui se fait de mieux sur le continent et de se préparer à ce qui les attend à Tamale, la ville septentrionale ghanéenne où sera domiciliée la Poule D où ils évolueront. Et le Maroc a été choisi pour se familiariser un peu plus avec le football maghrébin qui sera représenté dans ce groupe de Tamale par la Tunisie, premier adversaire des « Lions », le 23 janvier. Quant au Mali, Kasperczak attend qu’il offre à ses hommes un avant-goût de ce que sera l’opposition promise en phase finale par l’Angola et l’Afrique du Sud, les 2 autres adversaires du Sénégal lors du premier tour de la CAN 2008.

Pour important que soit le résultat du match de cet après-midi, et plus loin de celui de mercredi prochain, Kasperczak n’en oublie pas moins qu’il est temps de donner une âme, « un fond de jeu » à son équipe. En effet, a-t-il argumenté hier, tout au long des éliminatoires de la CAN, il était plus préoccupé par le résultat que par autre chose. « On avait plutôt cherché à nous qualifier qu’à nous intéresser à la qualité du jeu », a-t-il concédé.

Car, a-t-il encore rappelé « entre bien jouer et perdre et moins bien jouer et gagner, je choisis sans hésiter la seconde possibilité ». D’autant que son vécu sur le continent africain (pour avoir entraîné entre autres équipes ... le Mali et la Tunisie) lui a permis de comprendre qu’il est « très difficile de gagner chez l’adversaire ». Alors, « maintenant, on cherche la qualité du jeu », a décrété le sélectionneur polonais des « Lions ». Les nombreuses indisponibilités qui lui ont rarement permis de compter sur le même onze de départ ne semblent même pas le désarçonner. Et pour cause, il estime que le groupe de base est le même et que chaque joueur sait « ce qu’on veut ».

Cette semaine parisienne des « Lions » devrait donc être déterminante dans le choix des joueurs qui constitueront le bataillon Commando sénégalais chargé d’aller chercher le titre continental au Ghana. Car après, il n’y aura plus d’occasion de se mettre en valeur avant la publication de la liste de ceux qui feront le déplacement de Tamale.

Frédéric Mendy, milieu de terrain : « Titulaire ou remplaçant, je serai prêt »

Paris : Frédéric Mendy, le milieu excentré gauche des « Lions » et de Bastia (L2 française) était au nombre des absents de la dernière rencontre amicale Sénégal - Guinée d’octobre. Il opère son retour dans la tanière à la faveur des deux matches d’aujourd’hui et mercredi prochain, respectivement contre le Mali et le Maroc. Il reconnaît n’avoir pas beaucoup joué depuis. « Juste les 30 dernières minutes de notre match de L2 contre Montpellier d’Aliou Cissé, pour retrouver mes sensations », a-t-il reconnu hier. Ce qui n’a pas empêché Kasperczak de le retenir dans son groupe.

« Mon genou va mieux maintenant et je suis très content d’être à nouveau là », a soutenu le « lutin » qui reconnaît qu’il a dû travailler dur pour revenir. « Là, je suis prêt même si je risque d’être un peu court physiquement. Mais si le coach me lance d’entrée, je donnerai tout ce que j’ai. Sinon, je pourrai entrer en cours de jeu. Et cela ne me déplairait pas non plus ». C’est vrai qu’un Sénégal - Mali, on a toujours un grand plaisir à le jouer. Surtout lorsqu’on a manqué le Sénégal - Guinée qui l’a précédé.

Source : Le Soleil

Répondre à cet article