« Dans un premier temps (...) il nous faut 200 millions de FCFA, c’est ce que j’ai mis en place », a-t-il déclaré dans un entretien avec l’AFP peu après le lancement officiel de cette société, baptisée « Birima », du nom d’un ancien roi du Sénégal « généreux et qui aimait bien la musique ».
Les prêts de Birima sont destinés à « des personnes exclues du système bancaire », en particulier « les pauvres, les petits métiers, les artisans et les artistes », et iront tant aux individus qu’aux groupes, a de son côté expliqué lors d’une conférence de presse le président de Birima, Ibrahima Thioune.
La société va « utiliser des garanties simplifiées », basées notamment sur « le respect de la parole donnée », a-t-il ajouté.
Youssou Ndour a écarté l’idée de dons pour financer Birima, affirmant privilégier de vraies « relations de travail » avec les éventuels bailleurs.
« Je ne veux pas de dons, je n’(en) demande pas. (...) C’est une question de dignité pour les Africains », a-t-il déclaré.
Le lancement officiel de Birima a été fait conjointement avec celui d’une campagne du groupe italien Benetton, intitulée « Africa Works », destinée selon ses promoteurs à donner une visibilité internationale au micro-crédit en Afrique.
Plusieurs organismes de micro-crédit existent déjà au Sénégal où « le taux de bancarisation » tourne officiellement « autour de 4% », selon Ibrahima Thioune.
Ces initiatives de micro-crédit sont pour la plupart calquées sur le modèle des « tontines », permettant généralement à des femmes de cotiser et, ainsi d’épargner pour toucher un crédit à tour de rôle sans passer par les banques.
